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Least developed countries demand emissions cuts and funds to address climate change impacts

Date: 06 June 2022

6 June 2022, Bonn, Germany –  Six months since COP26 in Glasgow, Parties to the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) are meeting from 6 to 16 June at the Bonn Climate Change Conference (implementation bodies) to take forward negotiations on the global response to the escalating climate crisis. 

Ms Madeleine Diouf Sarr, Chair of the group of 46 least developed countries (LDCs) at the talks, sets out the LDC Group’s expectations, saying: “The climate crisis is worsening: our people and communities are suffering from the devastating impacts of climate change, while emissions continue to rise. In Bonn, governments must commit to fair and ambitious action to cut emissions and provide adequate support to the poorest and most vulnerable, so we can adapt to the impacts of climate change and address the loss and damage it causes.”

Key issues up for discussion at Bonn include a new goal for climate finance to support developing countries address climate change; a work program for scaling up countries’ emissions reductions targets to match the level needed to limit warming to 1.5°C; finance to address loss and damage caused by climate change; and the beginning of a ‘global stocktake’ to assess progress on the implementation of the Paris Agreement.

Ms Sarr said: “The effects of climate change are already hitting our countries, and we can’t deal with them alone. Funds must be provided to support our communities to adapt to the impacts of climate change. At COP26, developed countries committed to doubling adaptation finance, but it’s still not clear how and when those funds will reach the communities that need them most.”

In response to calls for finance for loss and damage caused by climate change and a proposal by the G77+China for a finance facility for addressing loss and damage, countries agreed to begin a “Glasgow Dialogue” on finance for loss and damage at this Bonn session.

Ms Sarr said, “the issue of finance to address losses and damages already being experienced in our countries because of climate change deserves more than a dialogue. Countries with much greater responsibility and capabilities than ours must close the funding gap so that when the impacts of climate change hit – when houses and hospitals are washed away, when crops are destroyed, when islands sink and when whole communities are displaced – the costs don’t land on the already vulnerable households. A failure to cut emissions and provide adequate finance for adaptation is increasingly causing loss and damage in our countries, and we’re paying for it.”

On the urgent need for global emissions reductions, Ms Sarr said, “current levels of emissions will cause warming that threatens the survival of hundreds of millions of people. Deep cuts to global emissions are urgently needed. Limiting warming to 1.5°C can be done, but the political will must be there. We once again plead for high emitters to commit to greater emissions reduction targets in their Nationally Determined Contributions, to reflect their fair share of the global effort in achieving the goals of the Paris Agreement.”

About the LDC Group

The 46 poorest and most vulnerable countries, defined by UN criteria as ‘least developed countries’, negotiate as a bloc in UN climate talks to advance their shared interests of a fair and ambitious global response to climate change. This response must lead to swift and deep reductions in global emissions and the delivery of sufficient climate finance so their communities can adapt to climate change and address the inevitable and unavoidable loss and damage it causes.

As the current Chair of the Group, Madeleine Diouf Sarr from Senegal, explains “The 46 least developed countries, incredibly vulnerable to environmental and economic shocks, are disproportionately affected by the climate crisis we did little to cause.  Made up of countries across Africa, the Asia-Pacific and the Caribbean, the LDC Group has a joint population of over one billion people, yet contributes less than 1% of global CO2 emissions.”

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Les pays les moins avancés réclament des réductions d’émissions et des moyens financiers pour faire face aux impacts du changement climatique

6 juin 2022, Bonn, AllemagneSix mois après la COP26 à Glasgow, les parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se réunissent du 6 au 16 juin à la Conférence de Bonn sur le changement climatique (organes de mise en œuvre) pour faire avancer les négociations sur la réponse mondiale à l’aggravation de la crise climatique. 

Mme Madeleine Diouf Sarr, présidente du groupe des 46 pays les moins avancés (PMA) dans ces pourparlers, expose les attentes du groupe des PMA : « La crise climatique s’aggrave : nos populations et nos communautés souffrent des impacts dévastateurs du changement climatique, alors que les émissions continuent d’augmenter. À Bonn, les gouvernements doivent s’engager à prendre des mesures équitables et ambitieuses pour réduire les émissions et apporter un soutien adéquat aux plus pauvres et aux plus vulnérables, afin que nous puissions nous adapter aux impacts du changement climatique et remédier aux pertes et préjudices qu’il engendre. »

Les principales questions abordées à Bonn portent sur : un nouvel objectif en matière de financement climatique afin d’aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique ; un programme de travail visant à relever les objectifs de réduction des émissions des pays afin qu’ils atteignent le niveau nécessaire pour limiter le réchauffement à 1,5°C ; le financement de la lutte contre les pertes et les préjudices causés par le changement climatique ; et le lancement d’un « bilan mondial » destiné à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’accord de Paris.

Mme Sarr a déclaré : « Les effets du changement climatique frappent déjà nos pays, et nous ne pouvons pas y faire face seuls. Des fonds doivent être octroyés pour aider nos communautés à s’adapter aux conséquences du changement climatique. Lors de la COP26, les pays développés se sont engagés à doubler le financement de l’adaptation, mais on ne sait toujours pas comment et quand ces fonds parviendront aux communautés qui en ont le plus besoin. »

En réponse aux appels en faveur d’un financement des pertes et préjudices causés par le changement climatique et à la proposition du G77+Chine de créer une structure de financement pour faire face aux pertes et préjudices, les pays ont convenu d’entamer un « dialogue de Glasgow » sur le financement des pertes et préjudices lors de cette session de Bonn.

Mme Sarr a déclaré : « La question du financement des pertes et des préjudices déjà subis par nos pays en raison du changement climatique mérite plus qu’un dialogue. Les pays qui ont une responsabilité et des capacités bien plus grandes que les nôtres doivent combler le déficit de financement afin que les coûts ne retombent pas sur les foyers déjà vulnérables lorsque les impacts du changement climatique frappent – quand des maisons et des hôpitaux sont balayés par les eaux, quand des récoltes sont détruites, quand des îles sont englouties et que des communautés entières sont déplacées. L’incapacité à réduire les émissions et à assurer un financement adéquat de l’adaptation entraîne de plus en plus de pertes et de préjudices dans nos pays, et c’est nous qui en payons le prix. »

Concernant le besoin urgent de réduire les émissions mondiales, Mme Sarr a déclaré : « Les niveaux actuels d’émissions vont provoquer un réchauffement qui menace la survie de centaines de millions de personnes. Il est urgent de réduire radicalement les émissions mondiales. Limiter le réchauffement à 1,5°C est possible, mais encore faut-il de la volonté politique. Nous appelons une nouvelle fois les gros émetteurs à s’engager sur des objectifs de réduction des émissions plus importants dans leurs Contributions déterminées au niveau national, afin de traduire leur juste part de l’effort mondial pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. »

À propos du groupe des PMA

Les 46 pays les plus pauvres et les plus vulnérables, définis par les critères de l’ONU comme « pays les moins avancés », négocient en bloc dans le cadre des pourparlers de l’ONU sur le climat afin de promouvoir leurs intérêts communs en faveur d’une réponse mondiale équitable et ambitieuse au changement climatique. Cette réponse doit conduire à des réductions rapides et profondes des émissions mondiales et à l’octroi d’un financement climatique suffisant pour que leurs communautés puissent s’adapter au changement climatique et faire face aux pertes et préjudices inévitables et inéluctables qu’il entraîne.

Comme l’explique l’actuelle Présidente du Groupe, Madeleine Diouf Sarr du Sénégal, « Nous ,les 46 pays les moins avancés, extrêmement vulnérables aux chocs environnementaux et économiques, sommes touchés de manière disproportionnée par la crise climatique que nous n’avons pratiquement pas contribué à provoquer.  Composé de pays d’Afrique, d’Asie-Pacifique et des Caraïbes, le groupe des PMA compte une population commune de plus d’un milliard de personnes, mais ne contribue qu’à moins de 1 % des émissions mondiales de CO2. »

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