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Senegal to Chair the Least Developed Countries Group in UN Climate Talks 

Date: 01 February 2022

The Least Developed Countries (LDCs) negotiating group on climate change has appointed Madeleine Diouf SARR, Head of the Climate Change Division in Senegal’s Ministry of Environment and Sustainable Development (MEDD), as its Chair for 2022 and 2023.

Ms Sarr takes over from Mr Sonam Phuntsho Wangdi, from the Kingdom of Bhutan; she is the first woman to chair the LDC Group since it began negotiating as a bloc under the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) in 2000.

On her appointment, Ms Sarr said: “I’m honoured to take on this role and look forward to working together to advance a truly just and ambitious global response to climate change that reflects the scale of the climate emergency, building on advancements made under Bhutan’s chairmanship. There is much to be done, the climate crisis is far from under control.”

Commenting on the devastation and costs of climate change impacts in Africa, Ms Sarr emphasised that “people in our countries are already experiencing the devastating impacts of climate change, a crisis they have hardly contributed to. We know the devastation and the costs it will bring, so we are ready to do our part”. But according to her, “this is a global problem, and a coordinated, just and ambitious global response is urgently needed”.

As a reminder, the Chair of the LDC group rotates every two years. Senegal takes over at a time whenthe international climate negotiations are set to take place in Egypt, on African soil, in 2022. In this context, the host nation has been clear that COP27 will be an ‘African COP’, and will shine a light on the needs of vulnerable nations that are bearing the brunt of the climate crisis.

Senegal, like other LDCs, is a minor contributor to global greenhouse gas (GHG) emissions but is incredibly vulnerable to impacts and is already experiencing the effects of climate change. 

On her priorities for the next two years, Ms. Sarr asserted that “Finance is the key to climate action on a global scale; at the international level, pledges have been made and we need to ensure that those commitments are delivered”, and that “scaling up emissions reduction pledges will be critical to limiting warming to 1.5°C, especially those of wealthy and high emitting countries. The emissions gap needs to be closed and promises of providing climate finance need to be met. ” 

With unsafe levels of warming set in, “adapting to climate change remains the key priority for our vulnerable countries”, she said. “Work on a Global Goal for Adaptation must advance, and an international agreement that ensures action and support to address the unavoidable loss and damage that our people and communities are already experiencing because of climate change will be critical.”

“With the Paris Agreement now in full implementation mode, we must advance work on the ground. And we will need to ensure full transparency that holds countries accountable to follow through on the pledges they have made.”

“The first global stocktake is underway, and we fully expect this process to lead to accelerated action towards the goals of the Paris Agreement. It will be important that the process properly considers equity and the best available science, and is clear in its assessment of progress towards each of the Paris Agreement’s long term goals”, she concluded.

Background: 

The Chair of the LDC Group rotates every two years. Ms Madeleine Diouf Sarr (Senegal) takes over from Mr Sonam Phuntsho Wangdi, from the Kingdom of Bhutan. Ms Sarr is the first woman to Chair the LDC Group since it began negotiating as a bloc under the UNFCCC in 2000. 

Madeleine Diouf Sarr is the Head of the Climate Change Division in Senegal’s Ministry of Environment and Sustainable Development (MEDD). Trained as a biologist and environmental engineer, Ms Sarr has twenty years of experience in UN climate change negotiations, including as a member of the Consultative Group of Experts on National Communications (CGE), the LDC Expert Group (LEG), and the Adaptation Committee. Beyond the UNFCCC, she has years of experience managing and coordinating climate change projects and programmes in Senegal. Ms Sarr serves as Senegal’s national technical coordinator on climate change, providing oversight of country projects under the Green Climate Fund and leading the process for development of Senegal’s Nationally Determined Contribution (NDC) under the Paris Agreement. 

The Least Developed Countries Group is made up of 46 low income countries, highly vulnerable to economic and environmental shocks and with low levels of human assets, defined as LDCs by the UN’s Committee for Development Policy based on those three criteria. The LDCs are amongst the worst affected by climate change, yet least responsible for causing it. The LDC Group negotiates as a bloc at UN climate negotiations to advance their shared interests of a fair and ambitious global response to climate change.

Le groupe de négociation des Pays les moins avancés (PMA) sur le changement climatique a nommé Madeleine Diouf SARR, chef de la division Changement climatique au Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) du Sénégal, à sa présidence pour 2022 et 2023.

Mme Sarr succède à M. Sonam Phuntsho Wangdi, du Royaume du Bhoutan.Elle  devient ainsi la première femme à présider le groupe des PMA depuis que ce dernier  a commencé à négocier collectivement au sein de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en 2000.

« C’est un honneur pour moi d’assumer ce rôle et je suis impatiente de travailler conjointement à l’élaboration d’une réponse mondiale au changement climatique qui soit véritablement juste et ambitieuse et qui reflète l’ampleur de l’urgence climatique, en m’appuyant sur les avancées réalisées sous la présidence du Bhoutan. Il reste beaucoup à faire, la crise climatique est loin d’être maîtrisée », a-t-elle déclaré à propos de sa nomination

Revenant sur les  ravages et les coûts engendrés par  les impacts du changement climatique en Afrique, Mme Sarr a souligné  que « les habitants de nos pays subissent déjà les effets dévastateurs du changement climatique, une crise à laquelle ils n’ont quasiment pas contribué. Nous sommes donc prêts à faire notre part ». Mais il s’agit, selon elle, « d’un problème mondial, et une réponse mondiale coordonnée, juste et ambitieuse est nécessaire de toute urgence. »

Pour rappel,  la présidence du groupe des PMA est tournante et les pays alternent tous les deux ans. Le Sénégal prend le relais dans un contexte  où les négociations internationales sur le climat se dérouleront en Égypte,en terre africaine, en 2022,. Dans ce cadre, le pays hôte a clairement indiqué que la COP27 serait une « COP africaine » et qu’elle mettrait en lumière les besoins des nations vulnérables, qui subissent de plein fouet la crise climatique.

Le Sénégal, comme d’autres PMA, est un contributeur mineur des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), mais est extrêmement vulnérable aux impacts du changement climatique, dont il subit déjà les effets.

Concernant ses chantiers  prioritaires pour ces deux prochaines années, Mme Sarr a soutenu  que « le financement est la clé de l’action climatique à l’échelle mondiale ; au niveau international, des promesses ont été faites et nous devons tous  veiller à ce que ces engagements soient tenus », et que  « renforcer les engagements de réduction des émissions, en particulier ceux des pays riches et gros émetteurs, sera essentiel pour limiter le réchauffement à 1,5°C.  Les écarts d’émissions doivent être comblés, et les promesses en matière de financement climatique doivent être tenues. Face à des niveaux de réchauffement dangereux qui persistent de plus en plus , «l’adaptation au changement climatique reste la principale priorité pour nos pays vulnérables. Les travaux sur l’Objectif mondial d’adaptation doivent progresser, et  il est indispensable de conclure un accord international qui garantisse des mesures et un soutien pour faire face aux pertes et dommages inévitables que nos populations et communautés subissent déjà en raison du changement climatique », a -t-elle déclaré.

« L’Accord de Paris étant désormais entré pleinement dans sa phase de mise en œuvre, nous devons faire avancer le travail sur le terrain. Et nous devrons atteindre une totale transparence afin que chaque pays soit tenu responsable du suivi des engagements qu’il a pris. »

« Le premier Bilan mondial est en cours, et nous nous attendons pleinement à ce que ce processus débouche sur une accélération de l’action en faveur des objectifs de l’Accord de Paris. Il est important que le processus tienne dûment compte de l’équité et des meilleures données scientifiques disponibles, et qu’il soit clair dans son évaluation des progrès accomplis vers chacun des objectifs à long terme de l’Accord de Paris », a-t-elle conclu.

Contexte

La présidence du groupe des PMA alterne tous les deux ans. Mme Madeleine Diouf Sarr (Sénégal) succède à M. Sonam Phuntsho Wangdi, du Royaume du Bhoutan. Mme Sarr est la première femme à présider le groupe des PMA depuis qu’il a commencé à négocier collectivement au sein de la CCNUCC en 2000.

Madeleine Diouf Sarr est chef de la division Changement climatique au Ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) du Sénégal. Biologiste et ingénieur environnementaliste de formation, Mme Sarr a vingt ans d’expérience dans les négociations des Nations unies sur le changement climatique, notamment en tant que membre du Groupe consultatif d’experts sur les communications nationales (GCE), du Groupe d’experts des PMA (LEG) et du Comité de l’adaptation. Au-delà de la CCNUCC, elle compte des années d’expérience dans la gestion et la coordination de projets et de programmes sur le changement climatique au Sénégal. Mme Sarr est la coordinatrice technique nationale du Sénégal en matière de changement climatique. Elle a dirigé à ce titre le Programme Pays dans le cadre du Fonds vert pour le climat et le processus d’élaboration de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Sénégal dans le cadre de l’Accord de Paris.

Le groupe des Pays les Moins Avancés (PMA) est composé de 46 pays à faibles revenus, très vulnérables aux aléas économiques et environnementaux et disposant de peu de ressources humaines. Ces pays sont définis comme PMA par le Comité des politiques de développement des Nations Unies sur la base de ces trois critères. Les PMA sont parmi les plus touchés par le changement climatique, tout en étant les moins responsables de ce phénomène. Le groupe des PMA négocie collectivement dans le cadre des négociations des Nations unies sur le climat afin de promouvoir leurs intérêts communs, à savoir une réponse mondiale équitable et ambitieuse au changement climatique.

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