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The IPCC’s WGIII report is a call to action: governments must bring forward new and increased emissions targets this year

Date: 04 April 2022

4 April 2022 – Dakar, Senegal: Madeleine Diouf Sarr, Chair of the Least Developed Countries (LDC) group, representing 46 of the poorest countries that are most vulnerable to climate change while being least responsible for it, comments on the Working Group III report from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC):

This report is a resounding call to action for governments. Climate and energy are inextricably linked, and are at the heart of complex geopolitical issues. Ending the deadly addiction to fossil fuels and harnessing the full potential of cheap and abundant renewable energies is critical, not only to avoiding the worst climate impacts, but also to ensuring sustainable development and energy security.

We are on track to see the survival of many vulnerable people and places threatened as current projected emissions for 2030 would put us over 1.5°C of global warming. This includes many of the countries I represent as Chair of the Least Developed Countries Group.

Least Developed Countries only contribute a small fraction of global emissions, yet we experience the brunt of climate impacts. Our chances to achieve sustainable development are fundamentally undermined by the inaction of big emitters. This must change.

Countries must bring forward new and increased emissions reduction targets for this critical decade this year. They will need time to be implemented, so we cannot delay. Emissions must peak by 2025.

The science is telling us not only that we must invest now to stay under 1.5°C, but also that we have the most to gain from doing so, avoiding stranded assets, and bringing forward the benefits of avoided climate impacts.

There can be no new fossil fuel infrastructure. The emissions from existing and planned infrastructure alone are higher than scenarios consistent with limiting warming to 1.5°C with no or limited overshoot. We cannot afford to lock in the use of fossil fuels.

The pandemic offered us an extraordinary opportunity to put in place economic stimulus measures that would lead to a green recovery – but big emitting countries are squandering this opportunity, and fossil fuel use and emissions are up again to pre-pandemic levels. Despite these developments, the Working Group III report is clear that the window for action is still open, and a climate-resilient future will bring many benefits.

We know that key transition efforts like the pivot to renewables will be cost-negative in many instances. Since 2010, costs for solar, wind and lithium-ion batteries have plummeted by 85%, 55% and 85% respectively. And the report highlights that emissions reductions needed in 2030 to align with 1.5°C can be achieved with a carbon price below USD100 per tonne.

This report leaves no doubt that the solutions are there to close the 2030 emissions gap. It can be done, but it needs the political will.

Sustainable development and climate action are not competing priorities – they are one and the same. Total energy demand needed to fill gaps in basic wellbeing is well below current global energy demand, and providing universal access to modern energy can be achieved without significant global emissions growth.

On climate finance, flows are far short of what is needed to achieve 1.5°C, and the gaps are the widest for least developed countries. We are heading in the wrong direction, with the growth of climate finance flows having slowed, while both public and private finance for fossil fuels remain at incredibly high levels.

To meet the scale of this challenge we would need to see climate finance flows increase between four and eight times by 2030 – and this excludes adaptation finance, and finance for loss and damage. If adaptation is taken into account, financing gaps for developing countries become even wider relative to developed countries.

So far, climate finance mobilised by developing countries remains far short of commitments made and what is required to respond to the needs of the most vulnerable. We need to see increased finance flowing from developed countries.

We know the scale of the problem. We know the solution. This report provides a roadmap of how to get there. Let’s get on with it without delay.”

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Le rapport du Groupe de travail III du GIEC est un appel à l’action : les gouvernements doivent proposer de nouveaux objectifs d’émissions accrus dès cette année

4 avril 2022 – Dakar, Sénégal : Madeleine Diouf Sarr, Présidente du groupe des Pays les moins avancés (PMA), qui représente 46 des pays les plus pauvres, les plus vulnérables au changement climatique tout en étant les moins responsables de ce phénomène, a commenté le rapport du Groupe de travail III du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) :

« Ce rapport est un appel à l’action retentissant adressé aux gouvernements. Le climat et l’énergie sont inextricablement liés, et sont au cœur de questions géopolitiques complexes. Il est crucial de mettre fin à la dépendance mortelle aux combustibles fossiles et d’exploiter tout le potentiel des énergies renouvelables, peu coûteuses et abondantes, non seulement pour éviter les impacts les plus graves sur le climat, mais aussi pour garantir un développement durable et une sécurité énergétique.

Nous sommes sur le point de mettre en péril la survie d’un grand nombre de personnes et de régions vulnérables, car les prévisions actuelles d’émissions pour 2030 nous font dépasser 1,5 °C de réchauffement. Parmi eux, on compte de nombreux pays que je représente en tant que présidente du groupe des PMA.

Les PMA ne contribuent que très faiblement aux émissions mondiales, mais nous subissons de plein fouet les effets du changement climatique. Nos chances de parvenir à un développement durable sont gravement compromises par l’inaction des gros émetteurs. Cela doit changer.

Dès cette année, les pays doivent proposer des objectifs de réduction d’émissions nouveaux et accrus pour la décennie en cours, qui est cruciale. Les mettre en œuvre prendra du temps, c’est pourquoi nous ne pouvons pas attendre. Les émissions doivent plafonner d’ici 2025.

La science nous dit non seulement que nous devons investir dès maintenant pour rester sous 1,5°C, mais aussi que cette stratégie est la plus bénéfique, car elle permet d’éviter les actifs irrécupérables et les coûts associés aux effets du changement climatique.

Il ne peut être question de nouvelles infrastructures de combustibles fossiles. Les émissions des infrastructures existantes et prévues sont à elles seules plus élevées que les scénarios permettant de limiter le réchauffement à 1,5 °C sans dépassement ou avec un dépassement limité. Nous ne pouvons pas nous permettre de pérenniser le recours aux énergies fossiles.

La pandémie nous a fourni une occasion extraordinaire de mettre en place des mesures de relance économique menant à une reprise verte, mais les gros pays émetteurs sont en train de gâcher cette occasion, et l’utilisation et les émissions de combustibles fossiles ont retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie. Malgré cette évolution, le rapport du Groupe de travail III indique clairement que la fenêtre d’action est encore ouverte et qu’un avenir résilient au changement climatique présentera de nombreux avantages.

Nous savons que les efforts clés de transition, comme le passage aux énergies renouvelables, auront dans de nombreux cas un coût négatif. Depuis 2010, les coûts de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne et des batteries lithium-ion ont respectivement dégringolé de 85 %, 55 % et 85 %. Le rapport souligne également que les réductions d’émissions nécessaires en 2030 pour limiter la hausse à 1,5 °C peuvent être atteintes avec un prix du carbone inférieur à 100 dollars par tonne.

Ce rapport ne laisse aucun doute sur le fait que les solutions existent pour combler le déficit d’émissions à l’horizon 2030. C’est possible, mais encore faudrait-il en avoir la volonté politique.

Le développement durable et l’action climatique ne sont pas des priorités concurrentes, elles sont une seule et même chose. La quantité totale d’énergie nécessaire pour satisfaire aux conditions essentielles de bien-être est nettement inférieure à la demande énergétique mondiale actuelle, et l’accès universel à une énergie moderne peut être assuré sans augmentation significative des émissions mondiales.

En ce qui concerne le financement climatique, les apports sont bien inférieurs à ce qui est nécessaire pour rester sous 1,5°C, et les lacunes sont les plus importantes pour les PMA. Nous faisons fausse route : la progression des flux de financement climatique s’est ralentie, tandis que les financements publics et privés pour les énergies fossiles restent à des niveaux incroyablement élevés.

Pour faire face à l’ampleur de ce défi, il faudrait que les flux de financement climatique soient multipliés par quatre à huit d’ici à 2030, sans compter le financement de l’adaptation et le financement des pertes et préjudices. Si l’on tient compte de l’adaptation, les écarts de financement pour les pays en développement deviennent encore plus importants par rapport aux pays développés.

Jusqu’à présent, les fonds climatiques mobilisés par les pays en développement restent bien en deçà des engagements pris et de ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins des plus vulnérables. Il faut que les pays développés augmentent leur financement.

Nous connaissons l’ampleur du problème. Nous connaissons la solution. Ce rapport fournit une feuille de route sur la manière d’y parvenir. Mettons-nous au travail sans plus attendre. »

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